L’introduction d’une nouvelle taxe basée sur l'excédent brut d'exploitation (EBE) pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 50 M€, pénaliserait les industriels de la Chimie qui investissent et créent de l’emploi en France et porterait atteinte à leur compétitivité, indispensable pour continuer à se battre sur les marchés d’exportation.

logo-UIC 100pxTout d'abord, cette taxe sur l'EBE aurait un effet récessif supplémentaire car elle menacerait les investissements par le biais des amortissements.Elle concernerait les grandes entreprises mais aussi un grand nombre d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui portent aujourd’hui les investissements productifs et les investissements de recherche/développement du secteur. De plus, cette nouvelle taxe arriverait au moment où ces entreprises (environ 200 pour la chimie), pour la plupart fortement consommatrices d'énergie, doivent faire face à un accroissement très important de leurs coûts de production dû au renchérissement du prix de l'énergie et à l’augmentation de la pression fiscale.

Taxe carbone, quotas de CO2 payants, augmentation des Taxes Générales sur les Activités Polluantes (TGAP), écotaxes poids lourds… vont constituer autant de prélèvements supplémentaires qui annulent les bénéfices du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), du Crédit Impôt Recherche (CIR) et de la réforme de la taxe professionnelle. Cette nouvelle taxe constituerait pour ces 200 entreprises, une charge supplémentaire comprise entre 50 et 100 M€ et ferait passer le taux des prélèvements obligatoires du secteur à plus de 25 % de la valeur ajoutée contre 15 % en Allemagne et 17 % en Grande-Bretagne.

L’UIC souhaite donc que le gouvernement renonce à l’introduction de cette nouvelle taxe.

Source uic.fr